L'ÉDUCATION NATIONALE AU CONGO BRAZZAVILLE
UN CHANTIER TELLEMENT VASTE - PARTIE 1
ÉDUCATION NATIONALE
M. WASSIAMA, Conseiller spécial à l'Éducation et à la Recherche scientifique auprès du Président Marcel GUITOUKOULOU
2/26/2024


Le chantier est tellement vaste que l’on ne sait pas par quoi commencer …


On a envie de partir sur un projet ambitieux, qui viserait l’excellence alors que les conditions réelles actuelles sont indécentes.
Vous avez dit EDUCATION ?
Lorsqu’un congolais se lève le matin, il se heurte à toute une foule d’équations et de contrariétés qui se cristallisent autour d’insécurités plurielles qui caractérisent le mal congolais :
- Insécurité alimentaire
- Insécurité sanitaire
- Insécurité publique …
L’extrême violence qui s’est banalisée dans le pays, résulte de l’effondrement de l’Etat. Or, la violence s’installe dès lors que la parole n’est plus entendue. C’est là qu’apparait le déficit criard dans ce pays en matière d’éducation. L’insécurité que déplorent les Congolais est indiscutablement corrélée à l’EDUCATION ou plus exactement à une éducation défaillante. On accapare la chose publique. On dilapide les ressources publiques. On lapide jusqu’à ce que mort s’ensuive. On brûle, on viole. On rejette les enfants pour des obscures considérations. Les phénomènes des bébés noirs, celui des « kulunas » et d’autres groupes prolifèrent du fait du déficit de formation et d’éducation. EDUQUER est un mot d’origine grec qui signifie accompagner ; marcher à coté…
Mais dans ce pays, qui accompagne qui ?
Pour nous, en tout cas, le CDP considère que ce pôle (formation, enseignement, culture) et l’un des chantiers prioritaires.
⁃ acter dans la Constitution le droit inaliénable pour chaque individu à l’enseignement, la formation et la culture ;
⁃ Faire un état des lieux, des ressources existantes sur tout le territoire en vue de créer un maillage territorial le plus opérationnel possible ;
⁃ Créer les conditions d’un rayonnement autour de ce projet ambitieux en y intégrant toutes les forces vives du CB et de la diaspora. (Coup de projecteur grâce à l’implication entre autres d’artistes, chanteurs, écrivains …

POURQUOI BEAUCOUP DE MES FRÈRES NE PEUVENT PAS ALLER À L'ÉCOLE ?
PONA NINI NA MOYI YA LELO BANA NA BISO ÉBÉLÉ BAKOMA KO YENGA-YENGA, KO TAMBOLA PAMBA-PAMBA PÉ BAZANGI MAKOKI YA KO KENDÉ KÉLASI ?
Dans quel Congo voulons-nous vivre ?
C’est la question de fond.
Il nous faut réfléchir, par conséquent, à une "idéologie plus politique".
Comme le fait de conserver à tout prix notre propre identité culturelle, d’en glorifier la richesse et les diversités régionales par exemple pour aboutir à un univers culturel et éducationnel commun à tous, apte à s’intégrer dans le monde actuel. Il s’agirait par conséquent de (re) mettre en lumière nos traditions ancestrales, de ne créer aucune rupture afin de faciliter l’acceptation de chaque individu à l’ouverture et à la globalisation en intégrant l’apport du numérique doit bien sûr.
J’ai presque honte d’énoncer de telles évidences ;
Et pourtant, c’est de là que l’on doit redémarrer...
La honte ? C’est le fait de réaliser !
L’absence de ces évidences dans ce pays. Il s’agit donc de poser le cadre puis remettre les procédures…, dans ce pays malade de ses dirigeants.
Aujourd’hui, l’injustice sociale, la désorganisation de l’administration, l’atomisation de l’autorité de l’Etat, la justice au service des puissants, la faiblesse des structures, la soumission de l’armée au pouvoir politique, l’effondrement de l’économie, le tribalisme, la corruption institutionnalisée, l’impunité et tant d’autres antivaleurs, ont eu raison de la bonne gouvernance.
Réorganiser le pays, refonder l’Etat et restaurer la République.
L’enjeu est crucial pour notre pays. Il consiste à opérer une rupture totale avec l’état féodal fonder sur le clanisme au pouvoir depuis une quarantaine d’années et le devoir d’écrire une page nouvelle adaptée aux nouveaux temps écoresponsables que nous devons incarner.
Oui, parce que les temps changent et surtout parce que le pays a touché le fond.
Le monde est de plus en plus compliqué et il semble primordial de réorganiser, réinterroger et réadapter nos structures pour les rendre à même de nous procurer enfin les atouts indispensables.


Ensemble, écrivons le chapitre d’un pays vivant et cohérent !
D’un pays à l’avenir prometteur à court et moyen terme. Il s’agit de notre devoir.
Notre devoir vis-à-vis de notre jeunesse aujourd’hui livrée à elle-même. Plus des trois quarts de la population a moins de trente cinq ans. C’est un atout considérable au lieu de les transformer puis lapider ou brûler vifs.
L'éducation est un pilier fondamental du développement d'un pays. Elle façonne l'avenir de ses citoyens et contribue à sa prospérité économique et sociale. Dans le contexte du Congo Brazzaville, l'état de l'éducation présente à la fois des défis significatifs majeurs et des opportunités prometteuses.
Un vrai problème que l’on ne traite pas à la racine : je pense qu’il faut aider les africains notamment les Congolais pour qu’ils aient une bonne éducation orientée emploi car, même les bac +4 ou plus ne trouvent rien …
Quelle pétaudière… !